Oise : l’assurance maladie lutte contre le renoncement aux soins

Dans l’Oise comme ailleurs, le renoncement aux soins touche de plus en plus de personnes. Ils sont nombreux à reporter ou à renoncer à se soigner. La caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de l’Oise a ainsi mis en place, en avril 2016, un dispositif d’accompagnement et d’aide aux soins destinés à ce public. Elle vient de faire le bilan de son action. Depuis le lancement du dispositif, 634 individus ont été identifiés et 381 dossiers sont traités ou en cours de traitement. « Les personnes concernées par des situations de renoncement le font essentiellement pour des raisons financières, explique Eliane Lambrecht, sous-directrice de la CPAM de l’Oise. Quand vous avez besoin de comprendre en détail, vous pouvez chercher plus de chirurgie dentaire sur www.athenadental.fr

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Il y a parfois la honte de ne pas s’être soigné mais aussi une méconnaissance des droits. Dans le département, 27 % des assurés renonceraient à se soigner. Dans 38 % des cas, cela concerne les soins dentaires, des actes de spécialiste (26,9 %) et des soins d’optique (14 %). » Pour lutter contre ce phénomène, la CPAM demande à chaque assuré s’il estime « avoir des difficultés d’accès au soin ». « On le fait systématiquement dans nos accueils et au centre de soins de Creil, précise Eliane Lambrecht. Lorsqu’on a un signalement, les deux agents de la cellule prennent contact par téléphone avec l’assuré. Il faut être très réactif et établir un lien de confiance avec la personne. Qu’est-ce que l’articulateur dentaire ?

On lui fait connaître le dispositif, ses droits, les aides financières à sa disposition. Tout se fait sur la base du volontariat. » Joël et Mady, un couple de retraités de Noailles, ont bénéficié de ce dispositif. « Ma femme avait des problèmes importants avec un vieil appareil dentaire, raconte Joël. Elle ne pouvait plus manger tellement elle souffrait. Nous étions allés voir un dentiste qui nous avait présenté un devis de 1 800 € pour un nouvel appareil. Impossible pour nous car nous n’avons que ma retraite de 1 400 €. »

Une visite à la CPAM changera tout. « Ils nous ont d’abord inscrits à l’aide à la complémentaire santé pour ne plus avoir à avancer les frais, raconte Joël. Après les différentes aides, nous n’avons plus que 500 € à notre charge pour l’appareil dentaire et je rembourse 30 € par mois. »

 

 

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