La santé bucco-dentaire, otage d’une politique libérale de la Sécu

Pendant des années, le secteur dentaire a été le projet pilote de la financiarisation de la santé, avec l’objectif de tester la capacité du secteur assurantiel privé comme mutualiste à prendre en charge une partie de plus en plus grande de la couverture sanitaire sociale. Une démarche voulue dans les années 1970 par le patronat et l’Union européenne, comme en témoigne Georges Pompidou, dans l’extrait du film la Sociale. Il leur fallait à tout prix mettre un coup d’arrêt aux prélèvements sociaux via la cotisation sociale, transférer aux familles le coût de la santé et étatiser la Sécu. Vous pouvez chercher plus d’unité dentaire portable et compresseur dentaire sur notre site.

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Le libéralisme ne veut pas dire liberté des praticiens, qui depuis des décennies en ont certes jouit, souvent de trop. C’est Mme Touraine qui a été chargé avant son départ du sale boulot, celui de siffler la fin de la récréation libérale de la santé bucco-dentaire en imposant un règlement arbitral pour la prise en charge des soins. Comment répondre au mouvement de protestation des malades qui, de plus en plus, renoncent à se soigner, sans mettre en difficulté des complémentaires qui ont, depuis, diversifié leur prise en charge au-delà du dentaire. Pouvez-vous recommander le kit de pièces à main ?

Après avoir provoqué l’échec de la négociation conventionnelle, Mme Touraine a nommé un arbitre, M. Fragonard, qui a proposé, ni plus ni moins, de livrer le secteur dentaire aux complémentaires et aux surcomplémentaires imposées par l’accord national interprofessionnel (ANI) de la loi Macron, ménageant ainsi les projets de Fillon, Macron ou Le Pen.

Il ne propose pas une prise en charge à 100 % de tous les soins prescrits, implants et prothèses dentaires, comme le demandent les candidats aux législatives du PCF-Front de Gauche ou à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon. Non, ce que nous propose l’arbitre, ce n’est pas une meilleure prise en charge pour un meilleur accès aux soins, mais de plafonner les honoraires hors assurance-maladie des chirurgiens-dentistes pour conforter le secteur assurantiel en montrant la volonté de l’État de réguler « le marché ». Et pour jouer ce rôle de protecteur des intérêts de la finance, il est prêt à mettre au pas, voire à « mépriser », une partie de ce qui est (fut ?) son électorat traditionnel.

 

 

Remboursement des soins dentaires : l’État “doit mettre les moyens”