La difficile intégration du dentiste

Il est 19 heures. La journée se termine pour le docteur Silviu Lazareanu. Sa dernière patiente quitte le cabinet dentaire qu’il a racheté voici six mois, rue de la République, à Moÿ-de-l’Aisne. Son assistante gère le planning des rendez-vous de la semaine prochaine. « En principe, une personne comme moi n’émigre pas », raconte le praticien, déraciné de sa Roumanie natale. Diplômé en médecine générale, il s’est spécialisé dans la stomatologie. À 48 ans, il a déjà vingt ans de pratique derrière lui. Mais depuis 2007, et l’entrée de la Roumanie dans l’Union européenne, la donne a changé au pays. Quand vous avez besoin de comprendre en détail, vous pouvez chercher plus de chirurgie dentaire sur www.athenadental.fr

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Bon nombre d’étudiants en médecine, recalés dès leur première année en France, prennent la direction de Bucarest pour poursuivre leurs études dans un pays réputé pour la qualité de son enseignement dans cette discipline. Le docteur Lazareanu a vécu l’arrivée massive des étudiants puis l’installation des médecins et spécialistes d’une tout autre façon. « En Roumanie, le médical s’est transformé en une fabrique de diplômes qui n’était pas nécessaire pour le pays. Ça a détruit la vie professionnelle. » Qu’est ce que le marathon micro moteur ?

Il faut imaginer que dans une rue, une dizaine de cabinets de dentistes s’est installée du jour au lendemain. Il raconte aussi comment le relationnel de personnes haut placées (ou susceptible de jouer de leur relation) peut jouer un rôle dans l’obtention du concours d’entrée aux universités. Dix ans plus tard, « la vie professionnelle est devenue impossible » parce que les critères « pour s’installer ont beaucoup diminué ». Sous-entendu : les dentistes qui exercent aujourd’hui en Roumanie ne jouissent pas tous des mêmes compétences, à diplôme égal.

Et, selon Silviu Lazareanu, cette fabrique de diplômes profite essentiellement « à l’Allemagne, l’Angleterre et la France ». Il a donc choisi de quitter son pays natal pour venir exercer en France. Des cabinets dentaires, il en a visité cinq avant de poser ses valises à quinze kilomètres au sud de Saint-Quentin, dans la vallée de l’Oise. Il a aussi souffert du départ d’une précédente assistante qui aurait terni sa réputation auprès des patients. 75 % de ses rentrées d’argent partent dans les taxes et impôts tous les mois. De quoi le laisser vivre chichement dans un meublé de la capitale de Haute-Picardie.

 
Une nouvelle semaine de grève chez les dentistes