Investigations au Clesi pour savoir si une formation privée en dentaire y est encore délivrée

L’établissement privé le Clesi-Esem (École supérieure d’études médicales) a-t-il passé outre la décision de la cour d’appel d’Aix-en-Provence du 27 septembre 2016 lui interdisant de dispenser une formation pour devenir dentiste ? C’est à cette question que devront répondre les huissiers envoyés sur les campus de Toulon et de Béziers, jeudi 23 novembre 2017, afin de procéder à des “investigations, recherches, saisies de documents et de fichiers informatiques”. Ils étaient mandatés par le tribunal de grande instance de Toulon dans le cadre d’une procédure de “requête aux fins de constat”. Quand vous avez besoin de comprendre en détail, vous pouvez chercher plus de chirurgie dentaire sur outil dentiste.

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La requête a été déposée par la FSDL (Fédération des syndicats dentaires libéraux) – également à l’origine de la plainte initiale ayant mené à la fermeture de la formation d’odontologie du Clesi-Esem –, après avoir reçu “des documents apportés en main propre par Philippe Schweizer, ancien directeur du Clesi à Béziers”, fait savoir Patrick Solera, le président de la Fédération. “Plusieurs éléments nous donnent des raisons légitimes de penser que le Clesi ne respecte pas la décision de justice s’imposant à lui”, détaille Patrick Solera. Parmi eux, “des photographies datant de juin 2017, où l’on peut voir des étudiants en plein travaux pratiques d’odontologie”, ainsi que “des échanges de mails entre le Clesi et des fournisseurs de matériel dentaire nécessaire aux travaux pratiques”. Connaissez-vous bien choisir votre fauteuil dentaire ?

L’ensemble de ces pièces seraient postérieures à la décision de la cour d’appel d’Aix-en-Provence.”Nous pensons que sous couvert de délivrer une nouvelle formation en bio-ingénierie, le Clesi fait croire à ses étudiants qu’ils pourront accéder à des études de dentaire au Portugal. Il s’agit clairement d’une tentative de contournement de la justice”, estime Patrick Solera. Si les huissiers apportent des preuves que le Clesi n’a pas respecté pas la décision de justice s’imposant à elle, “la FSDL demandera au juge la liquidation de l’astreinte, qui est de 5.000 euros par jour”, fait savoir Luc-Marie Augagneur, avocat de la fédération. Le montant total pourrait atteindre “plusieurs centaines de milliers d’euros” et entraîner la faillite de l’établissement privé.

Le débat d’idées n’est néanmoins pas clos. Interrogé par EducPros, Philippe Schweizer, ancien directeur du campus de Béziers, “continue de penser que la France a besoin d’universités privées pour contrer les établissements privés étrangers et former les bons étudiants n’ayant pas réussi à échapper au couperet du numerus clausus. Mais cela doit être fait dans le respect de la loi.”

 

 

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